Être a·briller dans le champêtre (finalistes)
Proposition finaliste pour l'œuvre d'art public de la nouvelle école primaire à Beloeil dans le cadre de la Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement du Québec.
13 mars 2026: invitation
5 octobre 2026: présentation de la maquette
Idéation et conception de l’œuvre : La Famille Plouffe
Maquette architecturale: Christian Miron à l'Atelier Clark
Finition du bâtiment et maquette de l'œuvre: La Famille Plouffe
Modélisation 3D: Mathieu Van Acker et La Famille Plouffe
Architecture: Provencher Roy et Épigraphe en consortium
Description tirée d'extraits du texte de présentation:
Prémisses de l’œuvre
Dans l’élaboration de cette proposition, nous avons abordé le site comme un territoire en transformation. La nouvelle école prend place sur un ancien paysage agricole appelé à devenir un nouveau milieu de vie. Entre les traces du territoire qui disparaît et les usages qui s’y installent, nous avons cherché des formes capables de faire dialoguer mémoire, paysage, architecture et expérience quotidienne.
[voir la suite du texte sous les images]
Suite...
Nos recherches nous ont notamment conduits vers la trame des champs et les sillons de labour, le mouvement du Richelieu, la silhouette du mont Saint-Hilaire ainsi que les variations de lumière et de couleur du ciel. À ces références territoriales s’ajoute l’observation attentive de l’architecture de la nouvelle école, de ses formes, de ses alcôves, de ses ouvertures et de ses parcours.
Plutôt que de représenter directement ces différents éléments, nous avons choisi de les faire passer par une même grammaire formelle : cercles et demi-cercles, lignes rayonnantes, courbes, répétitions, empilements et dégradés chromatiques. Les références se superposent ainsi sans se fixer à une seule interprétation.
[...]
Description de l’œuvre
L’intervention se déploie en deux moments, à l’avant et à l’arrière de l’école, reliés par une même famille de formes, de couleurs et de motifs. Elle accompagne ainsi le déplacement des usagers et participe à la séquence spatiale évoquée dans le programme du concours.
Un seuil dans le paysage
Dans la cour d’école, l’œuvre prend la forme d’une grande arche constituée de deux colonnes colorées et d’un élément semi-circulaire ajouré. Les colonnes sont composées d’une succession de modules cylindriques qui rappellent les formes d’assises présentes dans l’aménagement de la cour. Leur empilement produit une verticalité ludique, presque monumentale, tandis qu’un dégradé allant du rouge aux orangés jusqu’au jaune pâle évoque la transformation de la lumière au moment du coucher du soleil.
Au-dessus, le demi-cercle devient une sorte d’arcade contemporaine. Selon le point de vue et l’imaginaire de chacun, la découpe peut évoquer la silhouette du mont Saint-Hilaire, un champ labouré, un œil ou encore une forme empruntée à certains dispositifs de protection ou d’ornement que l’on retrouve dans l’architecture populaire. Cette ambiguïté est volontaire. L’œuvre ne cherche pas à représenter le mont Saint-Hilaire ou les champs : elle cherche plutôt à créer une forme qui puisse faire naître leur souvenir. [...]
Au sol, des motifs reprennent le demi-cercle et ses courbes en les déployant dans le paysage. Leur mouvement peut évoquer les sillons, mais également les méandres du Richelieu. La forme quitte alors l’objet sculptural pour se propager dans l’espace, créant une continuité entre l’œuvre, la cour et les déplacements des usagers.
Un repère dans le parcours
À l’avant de l’école, une seconde intervention reprend cette même logique dans une forme plus verticale et plus compacte. Douze modules cylindriques sont empilés pour former une colonne colorée qui reprend le même dégradé chromatique que l’œuvre située dans la cour.
De part et d’autre de la colonne, deux demi-cercles ajourés reprennent le vocabulaire graphique de l’arche. Leur disposition introduit toutefois un mouvement différent : elles peuvent être perçues comme des fragments de paysage, des rayons, des drapeaux, une enseigne ou encore un dispositif de signalisation ludique.
Cette ouverture lui permet de jouer un rôle particulier dans l’espace public. Alors que l’œuvre de la cour agit comme un seuil, celle de la façade agit comme un repère. Visible depuis les différents parcours, elle accompagne l’approche de l’école et contribue à son identité dans le quartier en développement.
Les deux interventions forment ainsi les extrémités d’un même geste : l’une accueille et ouvre un passage; l’autre annonce, signale et oriente. Entre elles se construit une relation de formes, de couleurs et de points de vue qui prolonge l’idée de traversée au cœur du programme architectural.









