2025 > S’donner un coup d’main, entre de bonnes mains (finalistes)

Proposition finaliste pour l'œuvre d'art public de le Complexe aquatique intérieur Beau-Château à Châteauguay dans le cadre de la Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement du Québec.

21 janvier 2025: invitation
16 décembre 2025: présentation de la maquette

Idéation et conception de l’œuvre : La Famille Plouffe
Impression 3D (maquette et échantillon): Marc Dulude
Modélisation 3D: Mathieu Van Acker et La Famille Plouffe
Maquette: La Famille Plouffe
Fabricant toboggan: Vortex
Architecture: MDTP atelier d'architecture

Description tirée d'extraits du texte de présentation:

Prémisses de l’œuvre:
[...] À proximité, on retrouve d’ailleurs des friches issues d’anciens champs, aujourd’hui réinvesties par la nature. Le Centre écologique Fernand-Seguin permet à la population de profiter de cette forêt, située à quelques pas derrière le Sportplex.

Ces paysages témoignent d’un rapport étroit entre le labeur manuel et l’usage des cours d’eau locaux, notamment dans les pratiques agricoles d’autrefois. La présence de la rivière Châteauguay, avec ses sillons et ses méandres, a également nourri notre réflexion. L’enjeu est alors devenu de comprendre comment faire dialoguer ces strates du territoire et les traduire dans une œuvre monumentale.

[voir la suite du texte sous les images]

Suite...

Ce qui nous a toutefois le plus influencés demeure l’aménagement intérieur du complexe aquatique : les jeux d’eau et les toboggans, tant par leurs formes que par leurs couleurs, ainsi que les sports aquatiques liés à la nage, où les mains jouent un rôle central. Nous avons pris le temps d’échanger avec Vortex, le fabricant des installations, et de manipuler des sections de leurs glissades qui nous ont rapidement évoqué un jouet modulable de type «tangle classique».

La devise de la Ville, Unita Fortior (plus fort dans l’unité) a également trouvé une résonance naturelle dans notre imaginaire. Les notions mises de l’avant par le comité dans le texte de compte rendu (rencontres intergénérationnelles, respect, collaboration, participation et dépassement de soi) nous sont apparues tout aussi porteuses de sens, en résonance directe avec notre pratique artistique. [...]

Description de l’oeuvre
Installée à l’extérieur du complexe aquatique, tout près des fenêtres donnant vue sur les aménagements intérieurs, l’œuvre agit comme un point de passage entre l’architecture et le paysage. Huit tubes d’acier inoxydable poli miroir s’élèvent en oblique et convergent vers une forme centrale inspirée à la fois des glissades d’eau, du jouet modulable (voir ci-haut) et du tracé sinueux de la rivière Châteauguay. Par leur nature, ces montants reflètent l’environnement qui les entoure, étirant les couleurs et les formes dans une lecture allongée et diagonale.

La sculpture principale, en dégradé de bleus et de verts, semble animée d’un mouvement continu. Tantôt courant suspendu, tantôt nuage en transformation, elle prolonge visuellement l’univers aquatique du lieu tout en s’en détachant pour exister pleinement dans l’espace extérieur.

Cette forme est portée par des mains agrandies, moulées à partir de celles de personnes de différents âges. Disposées comme autant de points d’appui, elles ne retiennent pas la structure : elles la soutiennent. Chaque geste compte, chaque appui est visible et l’ensemble ne tient que par la mise en commun des forces. Leurs teintes évoquent à la fois la lumière d’un soleil levant ou couchant et les couleurs des érablières voisines à l’automne.

À la tombée du jour, un éclairage discret et chaleureux révèle progressivement l’œuvre. La lumière glisse sur les surfaces, fait apparaître les volumes et projette des ombres douces sur l’arrière-plan, transformant le site en une mise en scène en constante évolution.

Par sa présence ouverte et lisible, l’œuvre propose une image simple et rassembleuse : celle d’un élan partagé et joyeux, où l’on avance grâce aux autres, où le mouvement naît de l’entraide et où le passage du temps devient une continuité plutôt qu’une séparation.

À la fois point d’ancrage visuel et ouverture vers l’histoire ou la nature locale et les valeurs portées par la communauté, l’œuvre accompagne le promeneur dans sa transition vers le complexe. Elle offre une expérience lyrique et versicolore, qui se déploie différemment selon l’heure du jour et la lumière.

Intégration sociale
[...]

Dans un premier temps, nous proposons que les mains intégrées à l’œuvre soient celles de citoyens et citoyennes issus de quatre générations — enfant, adolescent, adulte et personne aînée — avec une attention particulière portée à la diversité de la population locale. Par cette approche, l’œuvre devient un repère vivant et familier, où chacun peut se reconnaître et développer un lien sensible avec le lieu, tant sur le plan physique que social.