Lever son soleil comme sur un nouage (finalistes)
Proposition finaliste pour l'œuvre d'art public de la bibliothèque et centre communautaire de Marieville dans le cadre de la Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement du Québec.
25 juin 2025: invitation
20 janvier 2026: présentation de la maquette
Idéation et conception de l’œuvre : La Famille Plouffe
Maquette architecturale: Christian Miron à l'Atelier Clark
Impression 3D (maquette et échantillon): Marc Dulude
Finition du bâtiment et maquette de l'œuvre: La Famille Plouffe
Modélisation 3D: Mathieu Van Acker et La Famille Plouffe
Consultante macramé: Marie-Ève Lecomte
Architecture: Anne Carrier architecture
Description tirée d'extraits du texte de présentation:
Prémisses de l’œuvre
[...] nous avons entrepris une exploration de Marieville entre autres du parc Édouard-Crevier. Cette démarche nous a aussi menés à la Société d’histoire de la Seigneurie de Monnoir, où l’importance du passé manufacturier et agricole du territoire s’est imposée avec évidence. Nous avons eu la chance de rencontrer avec Mme Pierrette Brière qui a grandi è Marieville et qui a longtemps été impliqué à la Société d’histoire, en plus d’avoir plusieurs membre de sa famille qui ont travaillé dans des usines locales.
La devise de la Ville et celle de Sainte-Marie-de-Monnoir, S’unir et agir → Bâtir pour l’avenir ont également trouvé une résonance naturelle dans notre imaginaire. Les notions mises de l’avant par le comité dans le texte de compte rendu nous sont apparues tout aussi porteuses de sens, en résonance directe avec notre pratique artistique. Il nous a donc semblé naturel de faire dialoguer l’ensemble de ces sources d’inspiration. Plutôt que de raconter une seule histoire, l’œuvre propose un espace ouvert, propice aux imaginaires multiples et aux récits intérieurs.
[voir la suite du texte sous les images]
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Description de l’œuvre
Une installation composée de trois sculptures suspendues qui occupent le volume vertical du bâtiment de la bibliothèque et du centre communautaire de Marieville. Inspirées du macramé domestique — un savoir-faire traditionnel souvent associé au soin, à l’attente et à la patience — ces structures sont ici agrandies à l’échelle architecturale et mises en tension par le poids de rochers massifs (le brut et le délicat).
Chaque élément met en scène des mains humaines intégrées aux cordages. Ces mains ne sont pas figées dans une seule fonction : elles portent, nouent, ajustent, ou jouent de la musique. Elles évoquent à la fois le travail manuel, le jeu, l’apprentissage et la coordination nécessaire à toute entreprise collective.
Les rochers, aux teintes orangées rappelant le soleil et la matière brute, contrastent avec les cordages teintés de bleu dans leur partie inférieure et laissés de couleur naturelle vers le haut. Ce dégradé suggère un passage entre la terre et le ciel, entre l’effort et l’élan, entre le poids et l’équilibre.
Par leur disposition à différentes hauteurs, les trois éléments invitent le regard à circuler dans l’espace et à percevoir l’œuvre comme un ensemble de gestes reliés entre eux. L’installation rend hommage aux savoir-faire partagés, au travail invisible et à la capacité d’une communauté à s’accorder — comme on accorde un instrument — pour porter ensemble ce qui, seul, serait trop lourd.





