Demain en un tour de main
Œuvre d'art public pour le Centre Barberivain de Sainte-Barbe dans le cadre de la Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement du Québec.
19 mars 2024: invitation
22 octobre 2024: présentation de la maquette
22 juillet 2026: installation de l'œuvre
Aluminium peint et vernis
Idéation et conception: La Famille Plouffe
Maquette : La Famille Plouffe
Impression 3D (polycast) : Marc Dulude
Aluminium coulé: Atelier du Bronze
Découpe jet d'eau: uMake
Fabrication et assemblage : Phil Allard et La Famille Plouffe
Peinture polyuréthane : La Famille Plouffe
Transport et installation : Phil Allard et La Famille Plouffe
Texte de la plaque:
À la croisée des chemins de traverse
Une accolade de paysages
Riverains, champêtres, villageois
Écrivent leurs propres histoires
Ondulations et labours
Dans l’écho des mains des archi-artistes
[voir la suite du texte sous les images]
Suite...
Prémisses de l’œuvre
Dans cette optique de chantier créatif, nous avons entrepris une visite de Sainte-Barbe et nous avons également consulté la publication du centenaire qui nous a éclairé sur le passé de la municipalité. C’est l’architecture elle-même de l’église qui nous a le plus marqué, avec ses arches incurvées. Nous avons également apprécié les explications données concernant le logotype de la municipalité, avec entre autres la représentation de la rive du lac Saint-François et les champs d’agriculture fort présents.
Concernant l’architecte Pierre Dionne, nous avons la chance de consulter ses fonds au Centre Canadien d’Architecture et nous y avons trouvé cet extrait évocateur : « Un étudiant en dessin et en peinture d’Albert Dumouchel de 1940 à 1946, Dionne poursuivit sa formation en étudiant l’architecture à l’École des Beaux-Arts de Montréal, d’où il obtint un diplôme en 1952. Son expérience en dessin et en peinture l’incita à intégrer les travaux d’artistes locaux du Québec dans ses travaux architecturaux avec une grande sensibilité. L’addition au Palais de justice de Valleyfield de Dionne fut le premier édifice au Québec à intégrer des œuvres d’art selon la règle du 1% édictée par le Ministère des Affaires culturelles en 1973. Mais Dionne avait déjà inclus des œuvres d’art dans plusieurs de ses projets bien avant la directive gouvernementale.»
(CCA, 1984)
Description de l’œuvre
Notre titre suggère une idée de rapidité et d’efficacité dans la transformation ou la création du futur (« demain »). En référence à la devise de la Sainte-Barbe « Animée par l’avenir. L’expression “en un tour de main” renvoie à une action qui semble maîtrisée, mais aussi à l’habileté, la dextérité ou le travail manuel. Le titre exprime donc la capacité de façonner l’avenir de manière fluide, à travers un geste, un effort collectif.
En ce qui concerne le texte de la plaque d'identification:
La première ligne introduit l’idée de croisement, de rencontre. Les «chemins de traverse» suggèrent des routes moins fréquentées, des passages hors des sentiers battus, ce qui peut entre autres symboliser la diversité des parcours ou des expériences humaines. Cela ancre l’œuvre dans un lieu de confluence, un lieu de rencontres.
Une accolade de paysages :
Le terme «accolade» personnifie les paysages, leur donnant un aspect chaleureux et accueillant. Les paysages ne sont pas simplement juxtaposés, ils s’étreignent, se rejoignent harmonieusement. Une volonté de capturer l’union des espaces naturels et construits.
Riverains, champêtres, villageois
Ces trois termes désignent différentes communautés ou façons de vivre dans cet environnement. Au bord de l’eau, dans les champs ou au village. Ils représentent les divers groupes qui cohabitent et participent à la vie du territoire.
«Écrivent leurs propres histoires» montre que chacun participe à la narration collective de Sainte-Barbe. Il y a ici une célébration de la diversité des histoires individuelles qui forment un tout plus grand.
Les «ondulations» font penser aux courbes naturelles sur l’eau, tandis que les «labours» évoquent le travail de la terre, les champs cultivés. Cela souligne la relation symbiotique entre nature et intervention humaine.
La conclusion parle du geste de l’architecte, des artistes et de tous ceux et celles qui font que l’œuvre existe. Les «échos» suggèrent une continuité, aussi un rappel des arches de l’église.





