LA FAMILLE PLOUFFE {Guillaume Boudrias-Plouffe, Émilie Levert, Emeline, Léo et Zéphir Plouffe}

Si je puis oultre! Le garocharium (vue d'ensemble), sculpture, 2017, intégration des arts à l'architecture, école Marcelle-Gauvreau, Brossard.

Processus créatif
Les membres de La Famille Plouffe œuvrent ensemble depuis l’arrivée de chacun·e dans la vie des autres. Nous embrassons délibérément cette identité partagée pour valoriser chaque contribution et pour remettre en question le mythe de l’artiste au génie solitaire. Composée de deux parents et trois enfants, nous collaborons aux différentes étapes de création selon les circonstances, les capacités et les habiletés individuelles. Cette approche nous permet d’ancrer nos œuvres dans une pluralité de regards, en dialogue avec les milieux qui nous accueillent.

Nos œuvres racontent la petite histoire des lieux où elles prennent forme et les imaginaires collectifs qui les traversent et les transforment. À travers une approche à la fois ludique et sensible, nous explorons les manières dont les récits populaires, les savoir-faire vernaculaires et les mémoires du quotidien se transmettent d’une génération à l’autre. Nous cherchons ainsi à actualiser certains héritages culturels matériels ou immatériels parfois négligés, fragiles ou en voie de disparition.

Des expériences créatives marquantes vécues avec les arrière-grands-parents des enfants de notre famille ont nourri notre désir sincère de favoriser les échanges transgénérationnels. Notre pratique puise dans le potentiel de réenchantement du jeu, de l’enfance et de l’imaginaire domestique. Les éléments les plus communs (gestes, objets, récits ou habitudes) peuvent alors être sublimés jusqu’à accéder à l’ombre du légendaire.

Nos projets prennent souvent la forme de vernaculariums : des assemblages plurisensoriels à échelle humaine où se rencontrent installation, sculpture, vidéo, photographie, enregistrement sonore, art action et rencontre performée. Ces différents médiums dialoguent autour d’un même motif afin de créer des œuvres profondément contextuelles, situées à la frontière du diorama élargi, de l’installation narrative et de la réinterprétation historique. Il en résulte des espaces où s’entrelacent matières, récits et références vernaculaires.

Le nom donné à notre « entité » est bien sûr notre véritable nom de famille, mais fait également un clin d’œil à l'émission phare de radio puis de télé des années 50, inspirée de l'univers romanesque de Roger Lemelin avec son livre Les Plouffe.