2018 > Y vente à faire voler les tortues! (finalistes)

Proposition finaliste pour l'œuvre d'art public de l'agrandissement de l'école primaire Saint-Édouard à Saint-Édouard dans le cadre de la Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement du Québec.

Squelette de maquette: Christian Miron
Crédit photos: Jean-Michael Seminaro

Description tirée d'extraits du texte de présentation:

Lorsque nous sommes arrivés pour la première fois à Saint-Édouard, c’est la puissance du vent qui nous a le plus marqué. Nous nous sommes bien sûr rapidement mis au boulot, entre autres grâce à la société d’histoire des XI qui nous a référé à M. Roger Lussier, ancien maire de Saint-Édouard et féru d’histoire. Il nous a d’ailleurs permis de rencontrer Mme Ghyslaine L’Écuyer qui a enseigné environs 30 ans à l’école primaire de la municipalité ainsi que Mme Paula Tremblay qui a toujours vécu à Saint-Édouard et qui a maintenant 101 ans ! Leurs témoignages ont été des trésors précieux dans notre cueillette de référents culturels. Nous avons également pu lire un long récit de Mme Laura Guertin-Lussier dans la publication du 175e anniversaire de fondation de Saint-Édouard. Ce livre nous a été offert par M. Lussier. C’est dans ce texte que nous avons trouvé plusieurs inspirations pour l’œuvre que nous avons proposé pour l’école de Saint-Édouard. Mme Guertin-Lussier y parle de la grande importance de la rivière de la Tortue pour tous les habitants (surtout dans le passé). Nous avons aussi eu un déclic lorsque nous avons appris qu’elle avait comme passion la courtepointe (elle en a fabriqué plus d’une centaine !). Nous avons réfléchi alors à tout ce travail qui a été réalisé par toutes ces dames, discrètement, en toute modestie et au fils des années qui passent. Les motifs sont de beaux symboles d’unité dans la diversité.

[voir la suite du texte sous les images]

Suite...

Une corde-à-linge traverse en diagonale le volume qui est prêt à recevoir l’œuvre. Nous avons surtout voulu jouer avec les couleurs et l‘imaginaire. Ainsi la courtepointe et les épingles à linge, reprennent certaines des couleurs employées pour égayer l’école (turquoise, orange et jaune). Les motifs du dessus, s’ordonnent par tous les agencements possibles et font contraste au dessous de la courtepointe qui est tapissée d’un ciel étoilé. Les élèves peuvent ainsi découvrir deux facettes selon le point de vue qu’ils occupent (hall ou passage au 2e étage). L’œuvre est non seulement une ode à la vie ordinaire, une façon de la sublimer, mais elle suggère entre autres le dépassement de soi avec la tortue serpentine qui semble presque vouloir s’envoler ou sauter vers la courtepointe. Ce beau spécimen reptilien offre aussi aux élèves la possibilité de se créer une légende locale où la rivière ainsi personnifiée devient une créature d’enchantement. La tortue serpentine est d’ailleurs assez bien représentée dans la région.