2017 > Si je puis oultre! Le garocharium

Œuvre issue de la Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement pour l'école primaire Marcelle-Gauvreau de Brossard.

Assemblage et installation: Formaviva & La Famille Plouffe
Roches: Pierres Naturelles JC Boudrias
Peinture et teinture: La Famille Plouffe
Pièces sonores: zipertatou et La Famille Plouffe

Hyperliens pièces sonores:
Entrevue (Métras)
zipertatou (extrait)

Description tirée d'extraits du texte de présentation:

Le centre d’archive de la Bibliothèque de Brossard Georgette-Lepage nous a été d'une grande utilité dans notre processus de prospection. Nous avons été enchanté par leur collection d’images documentaire patrimoniale nommée Brossardana qui est disponible sur le Web. Nous avons pu découvrir plusieurs livres riches en information concernant la ville, dont Brossard 1958-2008 : Un pont entre hier et demain de l’historien Michel Pratt. Ce qui nous a le plus frappé c’est le passé agricole de la région, qu’on oublie trop facilement. Nous avons été plus spécialement fasciné par la période de « dérochage » qui était si cruciale, mais éreintante pour tous les fermiers qui voulaient labourer leur terre. Notre œuvre est en quelque sorte une extrapolation fabuleuse de cette activité. Celle-ci forme un tout cohérent parsemé devant l’école et suit les élèves, leurs parents ou les employés qui transitent vers la cour, l’entrée principale ou la maison.

[voir la suite du texte sous les images]

Suite...

Les rochers qui entravaient le labourage des champs semblent ici presque flotter comme par enchantement. Ils volent vers le ciel, mais le contiennent tout à la fois; une image de la volonté et du potentiel de chaque enfant. Tout leur est possible! Effectivement, la coupe à leur base laisse apparaître un dégradé de couleur simulant un lever ou un coucher de Soleil. Ce dégradé suit d’ailleurs l’axe est-ouest du mouvement terrestre. Les pierres des champs qui « poussaient » chaque année au printemps ont ici l’apparence de résidus miniers ou encore de fruits sortis de ces formations géologiques inventées. La symbolique de ces « arbres de pierre » improbables inspire tout autant le dépassement de soi que la découverte, mais sans oublier la notion d’équilibre. Cet équilibre qui semble précaire est en réalité tout à fait stable et calculé. L’installation s’harmonise parfaitement avec le bâtiment en reprenant la même imitation de bois et avec certaines nuances de gris dans les rochers. De forts contrastes sont proposés par la texture travaillée des roches et la surface lisse des pointes d’imitation de bois, mais également par les couleurs vives découvertes sous le plan horizontal et les pierres des champs en polarité avec les couleurs terre du reste des éléments sculpturaux.